François Pétiniaud (1757-1825), le grand père d’Ernest Lebloys, fut Sénéchal de Jacmel (Saint Domingue). Négociant, il a créé une caféière à Jacmel. Il fut aussi député de St-Domingue au Conseil des Cinq Cents du 14/10/1795 – 26/12/1799, puis conseiller à la Cour Royale de Limoges le 1er juin 1811.

Son père, Jean-Baptiste (1722-1793) fut consul de Limoges. Et son grand père : Jean (1685-1732) qui fut un riche marchand à Limoges ; après la mort de son père en 1723, il devint un des principaux négociants de Limoges.

Jean fit construire l’Hôtel Pétiniaud au 7 de la rue de la Ferrerie au début du XVIII siècle. Cette façade est encore aujourd’hui considérée comme une des plus belles de Limoges.

Le 9 octobre 1797, François Pétiniaud fit un riche mariage avec Sophie Olive Joséphine de Lacoste (1778-1867). Originaire de La Rochelle, elle était la fille de Jean-Aimé de Lacoste (1740-1815) qui fut avocat et président de l’Administration du département de Charente-Inférieur, conseiller à la Cour de Cassation, et enfin député de la Charente-Inférieure (majorité réformatrice).

De ce mariage, ils eurent 7 enfants, dont la mère d’Ernest Lebloys Julie Sophie « Jenny » Pétiniaud de Lacoste (1800-1886) et :

  • Julie Sophie Olive Eudora (1798-1791)
  • Edouard Aimé François (1802-après 1873)
  • Sophie Julie « Caroline » (1803-1890)
  • Adèle Joséphine Julie « Célina » (1804-1890)
  • Julie Henriette « Herminie » (1811- ?)
  • Philippa Mathilde Laurette ( ?- après 1890)

 

Nous allons maintenant nous arrêtez sur le vie de deux filles : Caroline et Herminie.

Caroline Pétiniaud de Lacoste, qui se fit appelé Claire Brunne de Marbouty, fut une écrivaine. Elle fut également l’amie et/ou la maîtresse de Balzac qu’elle accompagna en 1837 dans son voyage en Italie travestie en homme en se faisant appelée Marcel.

Elle se maria d’abord en 1823 avec Jacques Marbouty (1790-1858) qui fut greffier en chef du tribunal civil de première instance de Limoges.

Mais en 1836, elle se sépara de lui et commença une vie de « bohème sentimentale ». Elle fut d’abord la maîtresse de Guillaume Dupuytren (177-1835), célèbre chirurgien principal à l’Hôtel-Dieu de Paris (fondateur de l’anatonomie-pathologie) et membre de l’Institut de France. Il a participé aux élections à la Chambre du Département de Haute-Vienne.

Les plus anciennes halles de Limoges furent d’abord appelées « les halles Dupuytren » lors de leur construction en 1852 sur la place de la Motte. Elles sont devenues aujourd’hui, après transfert,  les halles Carnot et elles viennent d’être rénovées.

Elle fut également amie et/ou la maîtresse de Jules Sandeau (1811-1883) qui fut romancier et auteur dramatique français. Jules fut d’abord l’amant de Georges Sand à qui il a d’ailleurs laissé une partie de son nom (Sand – eau).

C’est Jules qui a présenté Caroline Brunne à Georges Sand mais les deux femmes n’eurent jamais une affection particulière.

Enfin, vers 1844, après les moments balzaciens, elle eut une liaison avec Amédée David de Pastoret (1791-1857), le marquis de Pastoret qui fut gentilhomme de la chambre du roi et membre de la Chambre des pairs, il est légitimiste et refuse de prêter serment à Louis-Philippe en 1830. Rallié au prince Louis-Napoléon, il est nommé sénateur du Second Empire le 31 décembre 1852 et grand officier de la Légion d’honneur en 1853. Il fut également conseiller d’Etat, sous-préfet et sénateur.

 

Herminie Pétiniaud de Lacoste se maria le 15 février 1834 avec Alphonse Jean Baptiste Daloz (1800-1885), qui fut notaire (1827-1837) à Paris (2 rue Hauteville), maire de Cucq (1855-1865), agriculteur, sylviculteur, créateur du Touquet Paris Plage. Il fut également bâtisseur et propriétaire du château du Touquet démoli en 1912.

Pour Alphonse, il s’agissait d’un second mariage car il fut d’abord marié en 1827 à Armandine Alphonsine Pignatelli d’Aragon Bigottini (1807-1833), qui était la fille de la célèbre danseuse d’opéra : La Bigottini ou Émilie Jeanne Marie Antoinette Bigottini (1784-1858).

Cette dernière eu comme amant Armando Casimir Louis de Gonzague Pignatelli d’Aragon d’Egmont (1770-1809), Prince, 17éme comte de Fuentès, Duc de Bisaccia, 5éme Duc de Solférino ; Colonel des Hussards en 1793, Lieutenant-général des Armées Espagnoles en 1801. Ce dernier fut le père d’Armandine.

On note également comme amant Eugène Rose de Beuharnais (1781-1824), fils adoptif de l’Empereur, vice-roi d’Italie, prince de Venise, grand-duc de Francfort, duc de Leuchtenberg et prince d’Eichstätt ; Géraud Christophe Michel du Roc de Brion (1772-1813), Général, gouverneur des Tuileries, grand maréchal du palais de Napoléon Ier et confident intime de Napoléon, sénateur, avec qui elle eut une enfant ; et enfin, Franz Palfry d’Erdöd (1780-1852), prince autrichien ayant participé au Congrès de Vienne (1814-1815) avec qui elle eut une autre fils : François Jean Charles Bigottini (1816-1903).

Herminie eu un fils avec Alphonse : Eugène Daloz (1835-1924) qui fut Consul de France à Malte, Bogota, Puerto Rico et en Syrie (en 1872).

On peut également noter que Jules Guillemin (1860-1939), architecte à Paris et auteur, entre autre, du Petit trianon [1925]- Paris XVIe, fut l’époux de la fille d’Eugène.

En 1846, Alphonse Daloz décida de se séparer de son épouse (demande de divorce aux torts de son épouse).

Après ce divorce un peu difficile, Herminie va avoir une liaison avec François Jean Charles Bigottini (1816-1903), fils de la même célèbre danseuse d’opéra : La Bigottini. Ce dernier était donc le frère de la première épouse d’Alphonse Daloz, le 1er mari de son nouvelle compagne … une histoire de famille …

Francois Jean Charles Bigottini était associé d’agent de change. A son décès, il laissa toute sa fortune à l’Assistance publique, qui, avec les fonds, a créé, à Aulnay-sous-Bois, l’asile Bigottini.

Je vais malgré tout rajouter quelques informations sur Philippa Pétiniaud de Lacoste. Elle se maria à Paul Emile Tourrel qui fut chef de bataillon au 39éme de ligne à Orléans puis Capitaine au 38éme régiment d’infanterie de ligne. Ensuite on le retrouve  Major de place à Lyon.

En 1884, Philippa sera veuve et elle va acheter le château de la Marronnière à Aizenay (85) à Eugène-Henri-Joseph Jaillard de la Marronnière, mais va le revendre dès 1890.

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